Monday, November 18, 2019
Même en vanlife, le bagage te suit.
Bouffer les kilomètres même avec une bonne playlist, ça laisse beaucoup de temps pour la réflection. Je suis parti de Montréal sur un nuage malgré la joie qui débordait de mon coeur. Je suis dans une très belle place dans ma vie, tout va bien.
Comme tout le monde, j'ai accumulé au fils des années quelques cauchemars, peines et démons. J'ai toujours réussi à bien gérer ce coin sombre de ma personne sans trop de difficultés. Il peut toujours y avoir pire.
Samedi dernier, alors que je baigne de bonheur dans ce coin de paradis qu'est Rutherford Beach en Louisianne, je reçois une heureuse nouvelle qui par association ouvre toute grande une plaie récente qui tarde toujours à guérir dans mon âme.
C'est les deux pieds dans le sable avec le chaud soleil au visage regardant ce paysage magnifique qu'un tsunami d'émotions me démoli. Pour quelques heures, je ne suis que l'épave de moi-même. L'endroit avec sa beauté et sa faune me donne un peu de répis, mais la vague revient à répétition.
Par chance et par pur hasard, mon réseau d'amis et de proches commencent à me contacter pour différentes raisons. Sans le savoir, ils seront mon salut, la main tendue qui me remettera sur mes pieds. C'est à ce moment que j'ai réalisé que je ne voyage jamais seul.
Pour ceux qui croient que s'éloigner géographiquement de leurs problèmes est une solution, détrompez-vous. Les bagages suivent et ils sont pesant à charrier. Ce n'est pas le but de mon voyage mais je sais que certains pourraient y voir une chance de s'échapper. Un roadtrip apporte à réfléchir mais n'est pas la solution en soi.
Plusieurs d'entre vous me disent que vous prenez plaisir à me lire. Dites vous que sans votre participation, ça serait pas mal plate. J'en profite pour vous remercier tous de m'accompagner dans cette aventure. À ma famille, mes amis, lecteurs, lectrices et mes muses, merci de rendre tout ça tellement emballant.
Je serais sur la beach pour un bout encore. Pas de mouvements prévus dans un avenir proche.
Bonne Route
Gerry :)
Monday, November 11, 2019
Quand ta van t'aime. Arrivé en Louisianne.
On a beau prévoir les coups, mais les bobos surviennent quand même parfois. J'avais remplacé mes plaquettes de freins avant en pensant être correct. Une job faite à moitié c'est jamais bon, surtout pour du longue distance.
Tu sais que ta van t'aime quand elle brise à un moment et un endroit opportun. Dans mon cas c'est à Knoxville que le problème c'est déclaré. J'arrive sur un ralentissement monstre et en appliquant les freins à fonds, TOC TOC TOC! Je savais que mes disques à l'avant étaient pas sur la coche mais là, c'était vraiment pas bon. Le freinage était encore éfficace donc j'ai doublé la distance entre moi et les autres véhicules pour les étirer jusqu'à Biloxi où j'avais déjà prévu faire mon changement d'huile.
En voyage je niaise pas avec les garages, en ligne droite vers Bayside Dodge ce matin. En plus des disques et plaquettes, j'en profite pour faire remplacer le fluide à freins vieux d'une décennie et faire mettre un batterie fraîche dans son unique télécommande. Et c'est là que Ninja Gris a prouvé son amour. En entrant dans le garage, un étrier des freins arrières s'est mis à ce vider au sol. Ce genre de problème sur la route aurait possiblement requis une remorqueuse. Pas déçu du tout de mon move ce matin.
La facture payée, j'embarque sur la 10 direction Ouest pour Breaux Bridge en Louisianne pour des beignes et du boudin cajun. J'ai l'eau à la bouche pendant 300 km. Finalement c'est chez Wendy's que ça se passe. Tout les petits restos sont fermés dans le village pour Veteran's Day. C'est le nom que les américains donnent au jour du souvenir le 11 novembre. Ça va attendre à demain.
Il fait présentement 28 et humide ici. Si ça peut vous consoler, il va faire -1 la nuit de mardi à mercredi. À ceux et celles qui sont au Québec, je pense à vous.
Bonne Route
Gerry :)
Saturday, November 9, 2019
Bang! Bang! Bang! Biloxi.
Après 2 500 km, 2 paquets de cigarettes, 1 steak and bacon cheese melt de Ardy's, 1 cheese bacon burger de Wendy's, 5 Coke et 3 barres tendres, me voici à Biloxi au Mississippi. La piste de décollage du vrai voyage après avoir coursé avec la neige de Montréal jusqu'ici.
C'est les deux pieds dans le sable de la plage que j'écris ces lignes. À l'exception de Roanoke en Virginie, j'ai dû chauffer chaque soir depuis mercredi. J'ai fait ce voyage sur la peau des fesses sans trop de planification et j'ai enfrain quelques rêgles qui me tiennent à coeur.
J'ai voyagé à la noirceure à plusieurs occasions, démarrant tôt le matin avant le levé du Soleil. Mais hier soir, c'était moins drôle. T'sé la rêgles qui dit quand la vibe est pas bonne va ailleurs? Eh bin hier soir j'ai décidé de finir ma journée dans le Walmart le plus proche à Birmingham en Alabama.
Mauvais choix, c'était vraiment pas dans le bon quartier. Je me déplace au prochain Super Centre 13 minutes plus loin. La vibe est un peu mieux mais les services d'urgence se pointent un peu trop souvent à mon goût. De plus, le stationnement de nuit est interdit. Il fait noir et le plan B, un rest area sur la 65, est à 80 km.
Je remarque qu'il n'y a pas de restrictions dans le stationnement voisin et un vandweller y loge déjà. Je m'y installe pour la nuit. 3h30 am réveil pipi, je fait la job, retourne au lit et à une certaine distance...4 coups de feu suivi de 11 autres en rafale. Un chargeur complet d'une arme de poing. On met en branle le plan B immédiatement. Je prends tout de même le temps de faire le plein et 3 autres coups retentissent. 80 km plus tard, je dormais sur mes deux oreilles.
Je n'ai jamais fait autant de mileage en si peu de temps.Quand l'hiver te pousse dans le derrière et que tu roules sur des pneus d'été, c'est motivant. Une bonne et longue playlist ça aide aussi.
Je reste dans le coin quelques jours le temps de reprendre mon souffle et de faire vérifier quelques trucs sur la van.
Bonne Route
Gerry :)
Monday, November 4, 2019
On part dans 36 heures!
Dans 36 heures moi et le Ninja Gris décollons pour le Sud-Ouest des États-Unis. Pour moi c'est la première fois en solo et pour la van c'est son premier grand voyage depuis son ancienne vie de maman taxi.
À défaut d'un manque de signal, les articles devraient toujours continuer à être publiés les lundi. Bien sûr il y aura prolifération d'article bonus pendant ce voyage de 5 mois. J'ai bien l'intention de partager avec vous les paysages, les gens et les aventures en cour de route.
Je me suis préparé pour le pire et j'espère pour le mieux. Une chose est certaine, ça devrait pas être plate. Objectif numéro un, les palmiers au plus sacrant!
Pour ceux qui me suivent sur Facebook, je vous laisserez savoir mercredi matin un coup les douanes passée.
Ce blog a dépassé les 25 000 visites depuis sa création fin mai. Vous êtes en moyenne un millier par semaine qui prennez la peine de me lire. Un très gros merci à vous. Là ça va commencer à être le fun.
Bonne Route.
Gerry :)
Monday, October 28, 2019
Gérer la peur, l'ennemi numéro un du nomade.
J'ai eu le plaisir de rencontrer plusieurs d'entre vous la semaine dernière et un thème qui a fait surface souvent est la peur en vie nomade. La peur d'avoir une visite de la police au milieu de la nuit ou la peur générale de faire du boondocking. La peur est un mécanisme d'auto défense innée chez l'être humain. Les craintes qu'elles génèrent sont légitimes. Par contre il est possible d'y faire face de façon logique. Il s'agit à la base d'une gestion de risque. Un peu de préparations logistiques et mentales peuvent les atténuer ou au mieux les éliminer.
Choisir la vie nomade, à temps plein ou à temps partiel, implique de s'exposer à une dfférente sorte de risques et pas nécessairement plus comparativement à la vie sédentaire. Il faut faire une prise de conscience que vous n'êtes plus derrière 4 murs fortifiés. Le fait d'être plus exposé exige que vous soyez allumé, conscient de ce qui se passe autour de vous et de ne pas dormir au gaz comme lorsque vous étiez devant votre tv éffoiré dans le divan de votre salon.
Plusieurs ont la peur d'être dans l'illégalité lorsqu'ils ou elles dorment dans leurs véhicules. Au Québec, si votre véhicule est légalement stationné et que vos plaques sont payées, ce que vous faite dedans c'est vos affaires. Soyez confiant si vous êtes interpellé par la Police que ce que vous faites est absolument légitime.
La peur des bris mécaniques est toujours omniprésente. Ceci est un des risques les plus facile à gérer. L'entretien préventif religieux et être à l'affut des problèmes possibles élimineront plusieurs catastrophes dans le futur. Un membership avec CAA ou autre assistance routière est un must. Prenez pour acquis que malgré toutes les précautions, un bris peut subvenir. Il s'agit de s'y préparer mentalement. De toute façon même si votre véhicule devient soudainement immobile, vous êtes chez vous.
La peur d'une agression est selon moi la plus grande pour plusieurs et elle est valide. Les prédateurs, toutes espèces confondues, ciblent toujours les proies faciles et vulnérables. Si vous êtes une personne confiante et allumée, votre non-verbal le démontrera et réduira les risques. Si vous êtes confronté à un agresseur potentiel, soyez ferme et soyez prêt à tout dans votre tête pour vous défendre si l'évasion n'est pas une option. Toujours ce garder une porte de sortie car c'est toujours la meilleure option de pouvoir ce pousser du danger.
La façon la plus évidente d'éviter le danger est de bien choisir l'endroit où vous stationnez votre maison. Contrairement à une résidence sur fondation, on peut choisir à chaque jour le quartier où l'on vit. Si la vibe est pas bonne, aller ailleurs. Des barreaux dans les vitres et les portes de maisons dans un quartier ne sont généralement pas un bon signe. Toujours vous stationner pour pouvoir quitter les lieux le plus vite possible. Un truc en passant si jamais vous entendez des rôdeurs autour de votre véhicule la nuit, allumer une lumière extérieur ou déclencher votre alarme de panique avec votre télécommande.
Même si vous êtes seul, ne soyez pas invisible. Avisé des proches de l'endroit où vous êtes. Un gps dans votre véhicule ou partager la position de votre téléphone avec Google maps avec quelqu'un de confiance est rassurant de part et d'autre. Une autre façon de ne pas être invisible est de faire contact avec des gens autour de vous même si c'est bref. Vous laissez ainsi une empreinte de vous même dans le décor local si jamais il vous arrive quelque chose. Les gens vont également être plus enclin à vous portez secours si vous n'êtes pas un étranger à leurs yeux.
Un animal de compagnie peut être rassurant et même éfficace pour prévenir les agressions. Par contre il ne faut pas prendre cette option comme une garantie absolu et baisser sa garde. Restez vigilant.
Je vous invite à lire mon article des 53 bonnes pratiques du boondocking qui contient quelques conseils plus pointilleux sur la prévention des risques.
Tout les êtres humains font face aux mêmes risques chaque jour. Choisir la vie nomade enlève le voile des distractions et des préoccupations de la vie sédentaire qui placent ces risques à l'arrière plan pour les mettre en évidence. Il s'agit simplement d'être toujours vigilant sans devenir paranoïaque.
Bonne Route
Gerry :)
Friday, October 25, 2019
Le cauchemar de la van vintage.
Ce post s'adresse surtout à ceux et celles qui rêvent de la van vintage parce que c'est cool mais ne connaissent absolument rien à la mécanique.
Le rêve d'avoir et de rouler dans une van vintage iconique peu rapidement se transformer en cauchemar et ce dès le premier tour de clé dans l'ignition.
Les prix parfois exhorbitants demandés pour ces véhicules vieux de plusieurs décennies cachent des surprises à court, moyen et long terme. À moins d'avoir facture à l'appui devant vous une restoration complète, il est certain que vous aurez besoin d'un large budget de réparation si vous n'y connaissez rien.
L'argent est une chose mais encore il faut trouver un mécano willing pour travailler la dessus. Imaginez-vous donc que plusieurs de ceux qui ont manipulés des outils sur ces antiquités sont à la retraite ou 6 pieds sous terre. Et que dire des pièces. Prenons en exemple un sujet qui m'est bien connu, une GM G20 des années 80. En trouver une à la scrap c'est presqu'impossible. Certaines pièces sont difficile à avoir au niveau de la carroserie et d'autres ne sont plus produite. Je pense seulement au bras de suspension inférieur qui sont maintenant discontinués. 4 mois de recherches pour en trouver deux en back up au cas où.
Une van vintage n'est pas de tout repos, ça demande beaucoup d'attention et des réparations préventives. Remplacer le système de freinage complet vieux de 40 ans c'est pas un luxe qu'on peut se permettre si on tient à la vie. Malgré toute ces précautions, des problémes peuvent survenir tout de même. Je n'embarquerais même pas dans les modifications faites en dehors des système d'origines.
Acheter une van vintage pour $2 000, mettre du gaz seulement et faire la côte ouest sans problème, c'est fini. Elles sont trop vieilles. Si vous avez réussi cet exploit, allez-vous chercher un 6/49 parce que vous êtes chanceux en maudit.
Même si elle est belle, n'a pas l'air d'une vidange et que ça fera des belles photos pour Instagram, pensez y vraiment avant de payer une petite fortune. Les gens comme moi qui savent dans quoi on s'embarque, savons qu'on achète un projet avec des roues et qu'éventuellement tout devra être refait. On cherche un shell pas pourri pour le moins d'argent possible.
Pourquoi vous pensez que j'ai acheté une Dodge Caravan 2010 à $5 000?
Bonne Route
Gerry :)
Monday, October 21, 2019
Le phare rassurant du nomade, Walmart.
Je déteste la rive sud de Montréal au même titre que les gens en région déteste Montréal. Brossard/St-Hubert/Chambly, c'est le triangle des Bermudes de la région métropolitaine pour moi. Je comprends pas comment on n'y signale pas des disparitions d'avions.
Hier j'avais un rendez-vous dans ce cauchemar de planification urbaine sur le crack. Comme à l'habitude, càd chaque fois que je dois m'aventurer là, je me pointe des heures à l'avance pour parer à l'éventuel désorientation totale dans le twilight zone. Ça ne manque pas, je zig au lieu de zagger et voilà, je suis perdu dans le quadrant Delta malgré un arrêt d'orientation pour regarder la map pour voir où je suis et où je m'en vais.
On ajoute à la sauce des travaux et une pincée de détours et je vais à dire adieu à mes proches à tout jamais.
Coup de chance, de nulle part je tombe sur le boulevard Taschereau. Je stationne dans un centre commercial et contact mon rendez-vous. Elle m'offre de venir me rejoindre et me trouve dans le stationnement du magasin Ardenne dans la position fétal devant ma van...ok j'en beurre un peu épais.
Tout ça pour dire que lors de mon errance, j'avais les yeux ouvert comme des deux piasses cherchant désesperement la belle pancarte bleu avec le mot magique "Walmart".
Pour la plupart des gens, un Walmart est un magasin comme un autre. Par pour un nomade. Ce style de vie nous fait apprécier les petites choses qui autrement passent inaperçue. Une douche, du linge sec, l'air climatisé et la chaleur sont tellement dépendant de nos choix quotidien qu'ils sont grandement apprécié à chaque fois qu'ils se manifestent.
Le Walmart offre une constance pour le nomade partout en Amérique du Nord. C'est un pilier, un phare de réconfort. C'est notre dépense, notre garde robe et ils se ressemblent pas mal tous.
Plus d'une fois, je m'y suis retrouvé simplement à marcher dans leurs allées familiaires. C'est sans compter qu'ils sont climatisés, ont des toilettes propres et beaucoup d'activités humaines. Les gens dans un Walmart vont vous donner le poul de la place où vous vous trouvez.
Il n'y avait pas de Walmart lors de mon périple sur la rive sud aujourd'hui. Un peu comme avec l'absence d'un visage familier dans une foule, je me suis senti vraiment perdu! Au moment d'écrire ces lignes, je suis encore sur la rive sud. Si vous n'avez pas de nouvelle de moi lundi prochain, ce fut un plaisir.
Bonne Route
Gerry
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